Agé de presque 71 ans, le chirurgien français Jacques Bérès – une figure de l’humanitaire – opère en zone de combats les victimes des troupes du président syrien Bachar al-Assad. Présent lors d’un rassemblement qui avait été organisé en soutien à la population syrienne le 3 mars 2012 place de Châtelet , à Paris, il a été vivement acclamé et fêté comme un bienfaiteur par les participants.

Co-fondateur en 1971 de Médecins sans Frontières avec Bernard Kouchner et quelques autres, Jacques Bérès en occupa pour deux mandats le poste de président.

Venant de passer 15 jours dans la ville syrienne de Homs, il a déclaré, le 1er mars 2013 sur la radio RMC : « La majorité des gens n’ont plus confiance dans les hôpitaux officiels gouvernementaux parce qu’ils risquent des enlèvements, des amputations abusives, ou tout simplement d’être achevés. C’est pourquoi il faut qu’il y ait des hôpitaux clandestins pour soigner les habitants. On ne peut d’ailleurs même plus parler d’hôpitaux de fortune. Il s’agit la plupart du temps d’une maison privée qui a été transformée de façon improvisée en structure de soins. On opère jour et nuit sur une table, comme on peut. On est dans une telle situation qu’on est obligé de faire avec le peu qu’on a. Il n’y a pas de vrai stérilisation, pas de quoi se laver les mains. On se met de l’alcool sur les mains, on enfile des gants et on opère. Ce n’est pas l’idéal ! ».

Diaporama.

  • Ouverture: ƒ/2.8
  • Appareil photo: Canon EOS-1Ds Mark III
  • Prise de vue: 3 mars, 2012, 16:03:47
  • Focale: 16mm
  • ISO: 1000
  • Vitesse d’obturation: 1/1000s

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