Troisième président d’Ukraine de 2005 à 2010, Viktor Iouchtchenko, ancien leader  de la révolution orange, était présent à Paris le dimanche 17 novembre 2013, ou il a participé à la commémoration du 80e anniversaire de la famine-génocide de 1932-1933 en Ukraine, baptisée « Holodomor ». Un terme qui désigne la grande famine qui eut lieu en Ukraine et dans le Kouban, peuplé majoritairement d’Ukrainiens, en 1932 et 1933 et qui fit entre  7 et  10 millions de victimes. Aujourd’hui, la responsabilité des autorités soviétiques est largement reconnue à travers la collectivisation, les campagnes de « dékoulakisation », les réquisitions excessives de denrées alimentaires et les limitations de déplacements.  Le Parlement Européen a reconnu en 2008 l’Holodomor comme un crime contre l’humanité, et certains Etats l’ont qualifié de génocide. La Russie et le Kazakhstan contestent le caractère génocidaire, arguant que l’Ukraine n’avait pas été la seule république soviétique à être touchée par la famine.

Les participants à cette commémoration s’étaient donné rendez-vous devant le square Taras Chevchenko, dans le 6è arrondissement de Paris, avant de rejoindre par une marche silencieuse la Cathédrale Notre-Dame de Paris, pour y suivre une liturgie œcuménique présidée par le Cardinal André Vingt-Trois.

Bien que partiellement guéri, le visage de Viktor Iouchtchenko reste très abimé par une forme extrême d’acné provoquée par une intoxication. Il existe une controverse sur les causes de cette intoxication, plusieurs expertises confortant la thèse d’une tentative d’empoisonnement à la dioxine.

Diaporama.

  • Ouverture: ƒ/7.9
  • Appareil photo: M8 Digital Camera
  • Prise de vue: 17 novembre, 2013
  • Flash actif: no
  • Focale: 50mm
  • ISO: 160
  • Vitesse d’obturation: 1/90s

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