Pour sa 10e édition, la Marche pour la vie, traditionnellement dédiée à la dénonciation de l’avortement, a choisi de s’élever contre «la légalisation de gestes euthanasiques». Elle s’est tenue à Paris, le 25 janvier 2015, quatre jours après un débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale autour d’une proposition déposée par Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS), qui sera examinée en mars. Derrière la banderole de tête «Je suis Vincent Lambert», avaient pris place Viviane Lambert, sa mère, l’avocat de cette dernière, Me Jérôme Triomphe et, en blouse blanche et stéthoscope, le neurologue Xavier Ducros, conseiller médical des parents de Vincent Lambert. Viviane Lambert est venue «se battre» pour son fils, victime d’un grave accident de la route en 2008, atteint de lésions cérébrales irréversibles et dont elle refuse l’arrêt des soins. «On se bat pour Vincent mais aussi pour la société (…) Il y a une porte qui s’est ouverte. Aujourd’hui, c’est Vincent. Il n’est pas le premier et il ne sera pas le dernier», a-t-elle assuré à la presse avant le début de la manifestation.

La Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie de l’affaire Vincent Lambert par ses parents notamment qui refusent une décision du conseil d’Etat en faveur de l’arrêt de l’alimentation et hydratation artificielles de cet homme de 38 ans, tétraplégique et en état végétatif.

Diaporama.

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