Incendie de l’hôtel Lambert : des dégâts jugés “irréversibles”

L’incendie qui a fait rage dans la nuit de mardi 9 à mercredi 10 juillet 2013 dans l’hôtel Lambert, l’un des joyaux architecturaux de la capitale datant du XVIIe siècle, a causé des dommages “irréversibles”, a confirmé la ministre de la culture Aurélie Filippetti, qui s’est rendue sur place. L’incendie, qui s’est déclaré dans la toiture de l’hôtel particulier et a été maîtrisé mercredi à l’aube, “a porté des atteintes très graves à un élément essentiel du patrimoine de Paris”.

Parmi ces dégâts, la ministre a cité les peintures du Cabinet des bains, réalisées sur place par Eustache Le Sueur au XVIIe siècle, “car le toit s’est effondré et [il] a été entièrement détruit”. Pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë, “c’est une épreuve sur le plan du patrimoine, c’est un hôtel particulier absolument exceptionnel”.

Arrivés sur place vers 1 h 30, quelque 140 pompiers sont parvenus à circonscrire l’incendie, qui n’a fait aucune victime, aux alentours de 7 h 30, après plusieurs heures de lutte contre les flammes, qui ont longtemps menacé de se propager aux bâtiments adjacents à la pointe de l’île Saint-Louis, dans le 4e arrondissement.

Des spécialistes du patrimoine sont arrivés sur place pour faire un premier bilan, et la police judiciaire a ouvert une enquête pour déterminer l’origine du sinistre, qui n’avait toujours pas été identifiée le 10 juillet après-midi.

Diaporama.

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