Paris : imbroglio autour de la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu

Le service d’accueil des urgences de l’Hôtel-Dieu, au coeur de la capitale, fermera-t-il définitivement ses portes le 4 novembre 2013 ? C’est à partir de cette date que Mireille Faugère, la directrice de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (APHP), avait annoncé en mai vouloir voir commencer la nouvelle vie du site hospitalier de l’île de la Cité. Celui-ci doit notamment accueillir le siège de l’institution, un musée et un nouveau service de consultation sans rendez-vous 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Face à la fronde menée depuis plusieurs mois par une partie des personnels et plusieurs syndicats, dont la CGT, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait décidé le 10 juillet de « décaler le calendrier de mise en oeuvre du projet, et en particulier la date de fermeture des urgences qui ne pourra intervenir le 4 novembre ».

Malgré les consignes ministérielles, la fermeture devrait tout de même être effective à cette date. Même si, à l’APHP, on préfère employer le terme de « transformation » ou de « changement dans la continuité ».

A compter du 4 novembre, les pompiers  qui assuraient environ un quart des 40 000 passages annuels aux urgences de l’Hôtel-Dieu  auront tous reçu pour consigne d’emmener la trentaine de cas graves par jour vers les urgences d’autres hôpitaux parisiens. Cette date du 4 novembre correspond également au renouvellement des internats. A l’Hôtel-Dieu, les internes spécialisés en urgences laisseront place lundi à cinq internes de médecine générale. Quant au transfert des lits de médecine interne, il est programmé pour le courant du mois.

Diaporama.

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