26 000 opposants à la PMA dans la rue, avant l’examen au Sénat du projet de loi bioéthique.

À l’avant-veille de l’examen au Sénat du projet de loi bioéthique, dont l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires est la mesure phare, les opposants au texte ont à nouveau battu le pavé ce dimanche 19 janvier 2020 à Paris. Selon le cabinet Occurrence, 26 000 personnes ont défilé, c’est presque trois fois moins que lors de la précédente mobilisation du 6 octobre, qui avait réuni 74 500 personnes dans les rues de la capitale.

Avec un peu de retard, la tête du cortège s’est élancée de la place de la Résistance après plusieurs appels lancés par haut-parleur à « mobiliser les amis, les collègues qui hésitent encore » en « inondant les réseaux sociaux, en envoyant des textos, des WhatsApp ». Cette foule rouge et verte a commencé à défiler vers 13 h 45 depuis le pont de l’Alma, à l’appel du collectif « Marchons, enfants ! », qui réunit 22 associations, dont La Manif pour tous.

Les sénateurs, réunis en commission spéciale, ont déjà adopté le 8 janvier le texte, dont l’article 1 sur la PMA, malgré l’hostilité d’une partie de la droite, majoritaire au palais du Luxembourg. Malgré un processus législatif bien engagé, les associations gardent espoir.

« Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, avait été retiré le projet de loi famille de la ministre Dominique Bertinotti », qui avait renoncé à y inclure la PMA pour toutes, a rappelé Ludovine de la Rochère. Cette semaine, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a qualifié de « monstrueux » le fait d’« infliger volontairement [l’absence d’un père] ».

Les associations fustigent également la « méthode cause toujours » du gouvernement. Elles regrettent que ce qu’elles ont proposé lors des états généraux de la bioéthique organisés en 2018 n’ait pas été pris en compte dans le projet de loi. « Et, depuis quelques semaines, c’est le silence », affirment-elles. Le collectif n’exclut pas d’autres manifestations « dans les prochaines semaines », en cas de statu quo du texte et de « non-ouverture d’un dialogue ».

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