Neuvième journée interprofessionnelle de manifestations contre la réforme des retraites.

Alors que les députés ont commencé à examiner le texte sur la réforme des retraites en commission à l’Assemblée nationale, quelques centaines milliers de personnes ont battu le pavé partout en France, jeudi 6 février 2020, pour la neuvième journée interprofessionnelle de manifestations contre la réforme des retraites, à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, de la FSU et d’organisation de jeunesse (Unef, MNL, UNL). Les manifestants réclament toujours le “retrait d’un projet injuste et dangereux”. Lors du huitième appel à une journée interprofessionnelle le 30 janvier, la mobilisation avait marqué le pas, avec 108.000 manifestants en France (ministère de l’Intérieur), contre 249.000 lors de la journée précédente, le 24 janvier.

Pour protester contre la tenue des épreuves continues du baccalauréat (E3C), des dizaines de lycéens bloquaient également, dès l’aube, l’entrée de plusieurs lycées de la région parisienne, accompagnés  d’enseignants et de parents d’élèves.

« La mobilisation est là. Ceux qui refusent de la voir doivent ouvrir les yeux », a affirmé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, peu avant le départ du cortège parisien. « On est loin d’être à la fin du mouvement », a-t-il assuré,tout en dénonçant la « pseudo loi » en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

La suite du mouvement doit être décidée lors d’une réunion au siège de la CGT en fin de journée. « Le 17 février, premier jour de passage du texte dans l’hémicycle, est une bonne date pour un nouvel appel », a suggéré Eric Beynel, porte-parole chez Solidaires. Le syndicat Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisiens, a lui appelé à un « lundi noir » dans les transports ce 17 février.

Interrogé jeudi matin sur CNews, le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, a de nouveau dénoncé la réforme comme « une erreur historique ». Quant à la poursuite du mouvement, « évidemment c’est compliqué, le mouvement a été très long, le gouvernement est obstiné », mais « nous allons essayer de trouver des moyens » pour maintenir la mobilisation, a-t-il lancé.

Les travaux ont démarré cette semaine au sein de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, qui doit examiner plus de 20 000 amendements, dont 19 000 des députés de la France insoumise (FI). La CFDT, favorable à un système « universel » par points, fait du lobbying auprès des députés pour améliorer les textes et a travaillé en ce sens sur des amendements, de même que la CFTC et l’UNSA. De son côté, FO a écrit aux parlementaires pour qu’ils « n’approuvent pas » le projet de loi et qu’ils « demandent au gouvernement d’y renoncer ».

 

 

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