Bercy présente de nouvelles mesures d’aides aux entreprises touchées par le coronavirus.

Le 3 mars 2020, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a une nouvelle fois réuni les représentants des entreprises à Bercy. Une nouvelle série de mesures de soutien aux sociétés dont l’activité est pénalisée par le coronavirus leur a été présentée.

Les entreprises concernées pourront faire appel à Bpifrance pour l’obtention d’un crédit. La banque publique d’investissement se portera garante de tous les prêts de trésorerie dont elles pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie. Si elles souhaitent rééchelonner leurs crédits, les entreprises pourront également solliciter la médiation du crédit, via la Banque de France. Le ministère de l’Économie compte également activer sa cellule de crise dédiée aux entreprises. Déjà mise en place durant la crise des gilets jaunes et l’épidémie de grippe H1N1 en 2009, elle lui permet de faire un point quotidien avec tous les acteurs concernés. Bruno Le Maire doit également rencontrer plusieurs experts le 4 mars. “Je veux m’appuyer sur l’expertise des économistes pour avoir l’évaluation la plus précise possible de l’impact à court terme et des conséquences à long terme de cette épidémie”, a-t-il précisé lors d’un point presse.

Dans un communiqué, le Medef s’est satisfait des mesures annoncées par le ministère de l’Économie. Le syndicat patronal demande des “clarifications sur l’exercice du droit de retrait et l’application de la clause de force majeure dans les marchés publics afin que les entreprises ne soient pas pénalisées en cas de retard de livraison ou d’exécution”. Il souhaite également que ce ne soit pas aux entreprises de prouver la force majeure.

Précédemment, le gouvernement avait déjà décidé de maintenir les mesures d’étalement de charges fiscales et sociales, d’activité partielle ou de dérogations sur les heures supplémentaires, déjà mises en place lors du mouvement des gilets jaunes et des grèves contre la réforme des retraites. Les donneurs d’ordres sont également invités à faire preuve de solidarité en n’appliquant pas de pénalités de retard à leurs fournisseurs. Bercy étudie aussi la possibilité de considérer le coronavirus comme un cas de force majeure, ce qui permettrait aux entreprises concernées de surseoir à leurs obligations contractuelles. A plus long terme, le gouvernement réfléchit aussi à relocaliser une partie de la production de la Chine vers la France. La crise du coronavirus a en effet montré les effets de la dépendance de l’Hexagone vis-à-vis de la production chinoise. 80 % des composants utilisés en pharmacie proviennent par exemple de Chine.

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