Sanofi veut supprimer 400 postes en recherche et développement.

Sanofi a annoncé aux syndicats que 400 postes dévolus à la recherche pharmaceutique allaient bientôt disparaître. Ce chiffre choque les syndicats par son ampleur tandis que les équipes étaient appelées à débrayer sur la question des salaires le mardi 19 janvier 2021, toutes branches confondues.

Arrivé aux commandes en septembre 2019, Paul Hudson, le nouveau patron avait prévenu qu’il allait falloir recentrer le portefeuille, autrement dit revoir les priorités chez Sanofi. Plus d’un an plus tard, et alors que ses laboratoires sont sous le feu des projecteurs en raison de l’épidémie de coronavirus, la recherche et développement du secteur pharmaceutique s’apprête à en payer le prix.

Contactée, la direction précise qu’il n’y a là aucune surprise. Sanofi avait annoncé en juin dernier, la suppression de 1 700 postes en Europe, dont un millier en France. « Les coupes à venir s’inscrivent dans ce plan de départs volontaires » insiste une cadre du groupe se gardant toutefois de confirmer ce chiffre de 400 au nom du délit d’entrave. Mais côté syndicats, même les plus modérés, on n’est pas dupe et c’est bien l’ampleur du coup de canif dans ce pan de recherche qui choque. « On concentre tout en fonction des besoins du moment. Là, c’est le vaccin, tant pis pour le reste, » se désespère une syndicaliste.

L’été dernier, Sanofi a lancé des investissements à hauteur de 610 millions d’euros dans la région lyonnaise « pour faire de la France son pôle d’excellence mondial dans la recherche et la production de vaccins« , répond effectivement une cadre proche de la direction. « Ok, très bien » , répliquent les organisations de défense des salariés, « et puis, on changera d’avis demain sur les priorités, au gré des événements. On réembauchera dans le secteur qu’aujourd’hui on sacrifie. L’Histoire est pleine de ce genre de cycles ».

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