Présidentielle 2022 – « Catastrophique », « un naufrage » : avalanche de critiques après le meeting de Valérie Pécresse au Zénith de Paris

En même temps que Jean-Luc Mélenchon, à Montpellier, Valérie Pécresse donnait son premier grand meeting de campagne, ce dimanche 13 février, au Zénith de Paris. Problème : ses qualités d’oratrices ont été raillées par une bonne partie des observateurs de la politique, y compris par des membres des Républicains.

Il n’a pas fallu attendre longtemps après le meeting pour que le #Catastrophique soit en « Top Tweet », en hommage à la performance de la Présidente de la Région Île-de-France.  Son discours jugé « creux », « mal interprété », « sonnant faux » a également donné l’opportunité à l’ensemble de la classe médiatique d’étriller la candidate Les Républicains à l’élection présidentielle 2022.

« Je cherche dans mes souvenirs un orateur aussi visiblement mal à l’aise à la tribune d’un meeting que Valérie Pécresse », a tweeté l’éditorialiste politique Jean-Michel Apathie. Tandis que la journaliste du Figaro Judith Waintraub a estimé que le discours était « absolument catastrophique » et « mal écrit ». 

Même dans son camp, Valérie Pécresse n’a pas convaincu. « C’était un naufrage. On a voulu lui faire faire un exercice qu’elle ne sait pas faire » a confié un poids lourd des Républicains à BFMTV. « Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ? » s’est désolée Nadine Morano, présente dans le public pour la soutenir.

Un public qui, comme quand votre équipe perd au stade de foot, s’est vidé au fil du meeting : « On a pu voir quelques dizaines de militants sortir de la salle parce qu’ils ne la trouvaient pas assez convaincante, pas assez bonne sur la forme » a rapporté un journaliste de la chaîne LCI.

Ce n’est pas uniquement sur la forme que le discours de Valérie Pécresse a vivement été critiqué. Car certains lui reprochent aussi une certaine « extrême droitisation » de son discours, elle qui refusait la théorie du grand remplacement il y a quelques semaines, mais en a fait un argument de campagne ce dimanche au Zénith en reprenant une formule chère à Eric Zemmour : « ni grand déclassement, ni grand remplacement ». 

Source.

 

Cliquez pour évaluer cet article
[Total : 0, Moyenne : 0]