Jean-Marie Le Pen dépose une gerbe de fleurs devant la statue de Jeanne d’Arc.

Jean-Marie Le Pen, s’est rendu le mardi 1er mai 2018 au matin au pied de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris, entouré d’environ deux cents fidèles, où il a déploré « qu’il n’y ait plus le grand défilé populaire » supprimé par le FN.

Le fondateur du parti d’extrême droite, qui fêtera ses 90 ans en juin, a déposé une gerbe de roses blanches, barrée de l’inscription « Fidélité à Jeanne », au pied de la statue, avant de se recueillir un instant. Sans estrade ni micro, Jean-Marie Le Pen n’a cette année prononcé aucun discours, alors que l’hommage à Jeanne d’Arc, chaque 1er mai, était autrefois l’un des événements annuels les plus importants du parti, réunissant plusieurs milliers de partisans.

« C’est une tradition nationale que je respecte. Je suis là comme je le suis chaque année depuis plus de cinquante ans, par conséquent je suis fidèle à Jeanne d’Arc, fidèle à la tradition nationale et fidèle à moi-même », a-t-il poursuivi, aux cris de « Jean-Marie, Jean-Marie » scandés par une petite foule et devant les journalistes bousculés par le service d’ordre.

Exclu du Front national, Jean-Marie Le Pen en a également perdu la présidence d’honneur en mars dernier, lorsque sa fille Marine a supprimé cette fonction honorifique des nouveaux statuts du parti. L’héritière du parti d’extrême droite était pour sa part au même moment à Cannes, puis à Nice, également pour rendre hommage à la Pucelle d’Orléans.

« Je crois que Nice est la seule ville de France où il n’y a pas de statue de Jeanne d’Arc ! C’est pour ça qu’elle va à Cannes déposer sa gerbe ! », a ironisé Jean-Marie Le Pen, salué par plusieurs drapeaux français, quelques fanions aux couleurs du Front national ainsi que ceux du Parti de la France, présidé par Carl Lang, présent.

Diaporama.

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